REVISITÉ À TRAVERS LES ARCHIVES

Dans le cadre du projet actuel, le choix de retenir LASART et de revisiter l’initiative s’est imposé pour deux raisons principales, l’une archivistique et l’autre thématique. 

  © Elise Anne LaPlante 2015

© Elise Anne LaPlante 2015

D’abord, il a rapidement été évident que le contenu du fonds d’archives de la Galerie Sans Nom, qui est le point d’ancrage du projet, était moins étoffé qu’on ne l’avait anticipé, ce qui soulève deux hypothèses. La première, fort probable, est qu’à l’époque les centres d’artistes, étant tout jeunes, n’avaient pas la vision et le souci de conservation de leurs productions. La deuxième est que le traitement de ce fonds d’archives s’est simplement voulu très sélectif. N’empêche que LASART demeure l’un des projets de la Galerie Sans Nom les plus documentés, ce qui en soi témoigne de son importance. Comme le projet actuel est à la base une initiative dont les archives sont le noyau, il était difficile d’ignorer cette domination de la documentation sur un seul projet. Lors de la deuxième phase de « Dérouler l’archive : LASART (1982) revisité », soit au centre d’art actuel Langage Plus, il a aussi été possible de remarquer un grand nombre de documents d’archives sur le projet LASART original, ce qui est venu appuyer les constats de la première phase.

Par ailleurs, plusieurs thèmes exploités à l’époque par LASART sont encore pertinents de nos jours. Divers parallèles fort intéressants peuvent être tissés entre le contexte des années 1980 et celui d’aujourd’hui. La réinterprétation de ces documents archivistiques permet une comparaison des points de vue de chacun, qui vient ébranler ce que nous tenons peut-être pour acquis après plus de 40 années d’existence de ces centres, si subversifs à l’époque et enracinés de nos jours.